dimanche, 18 février 2018
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Considérer Trump comme un symptôme

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La question centrale posée par la politique de Trump, pourtant, est d’une autre nature : au-delà de la personnalité fantasque – ou supposée telle – du président, de quoi cette politique est-elle le symptôme ? Que nous dit-elle sur l’évolution des États-Unis et de leur rôle dans le monde ? Pour esquisser une réponse à cette question, il faut partir du point de départ. Les USA jouissent depuis 1945 d’un privilège hors normes, qui fut entamé par la confrontation avec le communisme, puis restauré en 1991 par l’effondrement de l’URSS : ils occupent le centre d’une économie-monde dont ils détiennent la monnaie ; leur PIB surclasse celui des autres pays ; leur technologie domine la planète ; leur puissance militaire, enfin, demeure sans rivale. Pour les élites US, ce statut d’exception est dans l’ordre des choses : il reflète d’autant plus la « destinée manifeste » de la nation qu’il fournit à la rapacité de ces mêmes élites le « supplément d’âme » autorisant une prédation sans limite dans le reste du monde.

Il est bon que le temps soit construction

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Dans un univers familial, où le voyage n’est pas de mise, il y eut pourtant un Royaume qui nous fut conté toute notre enfance. Il y eut aussi ce bijou finement ciselé, fièrement épinglé sur le chemisier de notre mère et un plus petit, identique qui me fut destiné, évocateur mémorial,enfoui mais immanent à une histoire distillée par bribes livrées avec une émotion issue des profondeurs.
Mon Père, militaire en ces temps-là, un jour de juillet, laissa derrière lui sa jeune et belle épouse, une petite E de trois mois serrée dans les bras, dans cette grande maison de bord de mer et partit faire campagne sur l’autre continent avec un bataillon d’une trentaine d’hommes. Il revint dix mois plus tard, ce pays-là ayant conquis son Indépendance. Et sa petite fille ne le reconnut pas.

La Russie pourrait « pivoter vers l’Afrique » avec des « mercenaires »

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RT a indiqué que les parlementaires russes vont soumettre un projet de proposition dans les semaines à venir pour légaliser l’industrie « mercenaire », qui est officiellement dénommée « compagnies militaires privées » (PMC), pointant le fait que cette étape était attendue depuis longtemps et que ce serait simplement mettre la Russie au même rythme que les autres grandes puissances. Cela dit, si cette loi passe, elle ne manquera pas d’attirer l’attention de la communauté internationale à cause de la guerre menée par les médias grand public contre la Russie, avec des accusations conspirationnistes qui risquent d’émerger dans son sillage pour tenter d’imputer aux « mercenaires » russes la

L’Afrique représente la plus grande part de la croissance démographique mondiale…

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J’ai lu énormément d’articles citant la croissance démographique comme un prérequis pour plus de consommation ou une croissance économique plus poussée. Avant que quelqu’un ne lance ce sujet en tant que moyen d’action économique ou environnemental ou politique, je pense que certaines informations de base sur le sujet sont nécessaires.

D’abord, il n’est pas choquant de dire que la race humaine a connu une croissance spectaculaire, en particulier depuis 1850, passant de 1,3 milliard à 7,6 milliards d’habitants aujourd’hui. Cette période de croissance spectaculaire et atypique est une situation que les personnes vivantes ont toujours connue… C’est donc un cadre de référence partagé où penser que c’est « la normalité » est compréhensible. Cette période a tellement faussé la pensée que la plupart des économistes traditionnels croient que la croissance économique est l’augmentation de la valeur marchande ajustée de l’inflation des biens et services produits par une économie au fil du temps.

6 novembre 2004 : assassinat de neuf soldats français à Bouaké

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L’ordonnance de renvoi devant la Cour de Justice de la République (CJR) de Michèle Alliot-Marie, Michel Barnier et Dominique de Villepin, transmise par la juge d’instruction Sabine Kheris au procureur de Paris, François Molins, le 2 février 2016, précise qu’« il est apparu tout au long du dossier que tout avait été orchestré afin qu’il ne soit pas possible d’arrêter, d’interroger ou de juger les auteurs biélorusses du bombardement » du 6 novembre 2004 qui a causé la mort de neuf soldats français et d’un humanitaire américain et a blessé, pour la plupart gravement, 37 soldats. Depuis rien ne s’est passé et le procureur de Paris n’a pas transmis l’ordonnance à la CJR. RFI semble attribuer cette lenteur au fait que François Molins a été directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie place Vendôme. Il est plus probable que c’est François Hollande qui se réserve le choix du moment de la transmission à la CJR. Il est même possible d’envisager qu’il protège Jacques Chirac et attend qu’il soit devenu impossible de le mettre en cause.

L’Afrique, les instruments djihadistes, la France

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L’actualité syrienne met en évidence l’impasse dans laquelle se trouve le camp occidental (États-Unis et satellites) réduit à communiquer sur les crimes qu’il commandite en accusant les Russes de les avoir commis puis à se coucher en tentant vainement de faire croire que ce sont les autres qui se couchent. Depuis la guerre d’Afghanistan et le choix de Zbigniev Brzezinski de favoriser l’islam radical et le moyen du terrorisme contre les Soviétiques et malgré la chute de l’URSS, pour des raisons qui n’ont que de lointains rapports avec cette compromission suicidaire, ce soutien ne s’est jamais démenti, il a seulement changé de forme suivant les intérêts du commanditaire. L’Afrique devenant le dépotoir des instruments djihadistes, il est utile d’examiner à quoi il peuvent bien servir et ce qui peut en résulter pour l’Afrique.

Afrique centrale, l’impossible alternance

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Dans les neuf pays que compte l’Afrique centrale, six élections présidentielles ont été organisées entre mars et août 2016. Seul le vote en République Centrafricaine s’est déroulé dans des conditions acceptables. Même Sao Tomé et Principe, pourtant montré comme un exemple de démocratie, a connu un scrutin agité avec des accusations de fraude. Au Tchad, au Gabon, au Congo Brazzaville, en Guinée équatoriale les pouvoirs en place depuis des décennies ont été reconduits lors de consultations critiquées. La septième élection de l’année, qui devait se dérouler en République Démocratique du Congo en novembre 2016, n’aura pas lieu. C’est pourtant la première fois que les Congolais auraient eu la possibilité de faire entendre leur voix dans les urnes depuis l’indépendance en 1960. Les citoyens de ces pays n’ont jamais autant aspiré à une véritable démocratie qui mettrait fin à un système de gouvernance gangréné par la corruption et le népotisme et par conséquent à leur misère. Les taux élevés de participation aux divers scrutins attestent de cette envie d’alternance. La volonté populaire d’en finir coûte que coûte avec ces Présidences autocratiques expliquent l’intensité des crises pré ou post électorales. Une nouvelle fois, des deux Congo, Brazzaville et Kinshasa, nous parviennent des images de cadavres gisant dans le sang. Insoutenable. Une nouvelle fois, une fois de trop…

Revenons à l’Avant

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L’Avant fut comme ce voile assez noir  fantômal, gonflé par le vent, des matins gris d’hiver, sur la côtière, se détachant sur fond d’Océan grondant, des pétarades de fiers  « dockers », en chemin ouvrier, affairés pour une course aux dirhams « strangulante », casque noir à l’ancienne, posé sur la tête, au gré du vent, familles en poupe, joggeurs de fortune emmitouflés, bref la longue journée est en marche.
La mienne- plus nuancée l’est aussi mais elle se sait face à quelques détournements de lectures  d’une histoire récente, encore brûlante, en digestion.

Excision : Une lâche compromission avec l’innommable

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Photo : DR

Confortablement installés sur leur canapé en cuir, deux médecins de Cleveland, dûment assujettis au serment d’Hippocrate, viennent de prôner, dans une prestigieuse revue spécialisée, « la tolérance des sociétés libérales » à l’égard de l’excision. Mieux encore, ils suggèrent son raffinement chirurgical dans l’intérêt bien compris de ses bénéficiaires féminines. Avec une excision « minimaliste » et aseptisée, disent-ils, on pourra concilier le respect de l’identité culturelle et le souci de la santé publique. Peu importe, à leurs yeux, que cette mutilation sexuelle infligée annuellement à 200 millions de fillettes soit une des pires ignominies de la planète. Peu importe, aussi, que l’OMS s’époumone, de campagne en campagne, à prôner son abolition, obtenant peu à peu quelques maigres résultats.

COMMENT PEUT-ON ÊTRE « PRO-RUSSE » ?

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Comme si elle avait les vertus d’un exorcisme incantatoire, une véritable litanie inonde les médias occidentaux. La Russie, dit-on, est une menace pour l’Occident, un péril mortel pour ses intérêts, un ferment corrosif pour ses valeurs. Insensible à la diplomatie, cette puissance aux allures de brute épaisse ne comprend que la force. Hermétique à la négociation, elle est totalement imperméable au code de conduite des nations civilisées. Il faut regarder la réalité en face, et cesser de croire que la Russie a changé, qu’elle n’est pas la réplique d’une URSS dont elle charrie le sinistre héritage. Si l’on veut s’opposer aux ambitions effrénées de l’ogre russe, inutile d’y aller par quatre chemins : il faut réarmer au plus vite et se préparer au pire.